Des experts en hydroélectricité des quatre coins du pays étaient présents lors du grand rendez-vous national annuel de l’industrie pour discuter de projets et d’investissements, notamment la modernisation des centrales hydroélectriques, le pompage-turbinage, le transport interprovincial d’électricité et l’hydrogène vert, dans le contexte des engagements climatiques du Canada pour 2030 en vertu de l’Accord de Paris.

Ottawa (Ontario), le 8 octobre 2021 – Plus de 300 participants, dont des experts nationaux de premier plan, se sont réunis pendant trois jours à l’occasion de la Semaine de l’hydroélectricité canadienne 2021 – le grand rendez-vous canadien des producteurs d’hydroélectricité, de leurs partenaires de chaîne d’approvisionnement et des décideurs politiques, sous l’égide de l’association industrielle nationale, Hydroélectricité Canada.

« Cette année, on était frappé par le fort sentiment d’urgence qui animait tant les présentateurs que les participantsen général », commente Anne-Raphaëlle Audouin, présidente d’Hydroélectricité Canada. « Il reste maintenant moins d’une décennie pour atteindre les cibles, à la fois ambitieuses et essentielles, de réduction des émissions de GES, et notre industrie est prête à jouer le rôle déterminant qui lui revient. Mais ce que notre conférence a aussi mis en lumière, c’est le besoin pressant de passer des cibles aux actions concrètes. »

Dolf Gielen (directeur, Centre d’innovation et de technologie, Agence internationale pour les énergies renouvelables) a donné le ton dans son discours d’ouverture de la conférence en insistant sur le rôle critique de l’hydroélectricité dans la transition énergétique.

« Le monde se doit d’accélérer sa transition énergétique dès maintenant, et l’hydroélectricité en est l’un des principaux piliers », a martelé M. Gielen. « Il nous faut certes de nouvelles centrales hydroélectriques, mais il est tout aussi essentiel de moderniser et de mettre à niveau les centrales existantes. La flexibilité et la capacité de stockage des installations hydroélectriques pourront suppléer à l’intermittence de la production solaire et éolienne, et le caractère durable de l’hydroélectricité est essentiel dans cette perspective. »

Hydroélectricité Canada a eu le plaisir d’accueillir Amanda Lang (présentatrice, BNN Bloomberg), Hilde Bakken (VP exécutive, Production et propriété industrielle, Statkraft), Sophie Brochu (présidente-directrice générale, Hydro-Québec), Will Gardiner (chef de la direction, Drax Group) et Chris O’Riley (président et chef de la direction, BC Hydro) pour une discussion, à la veille de la COP26, sur les atouts de l’hydroélectricité au regard du double objectif de décarbonation et d’électrification.

« Chez Statkraft, nous œuvrons dans l’hydroélectricité depuis un siècle. Dans le contexte de la transition énergétique, en plus des nouvelles filières d’énergie renouvelable, nous devons porter une attention particulière au parc existant, car l’hydroélectricité est appelée à jouer un rôle clé dans le marché de la production d’électricité à émissions nulles », a souligné Mme Bakken. « Une autre démarche essentielle consiste à construire des lignes de transport entre régions. Il faut rappeler aux décideurs politiques qu’ils ne doivent pas restreindre leur réflexion aux frontières nationales, car ce n’est pas à cette échelle que résident les vraies solutions. »

Hydroélectricité Canada a aussi eu l’honneur d’accueillir un panel exceptionnel sur la diversité, l’équité et l’inclusion, et d’offrir ainsi une tribune de choix pour la remise du prestigieux Prix de l’hydroélectricité au féminin, décerné cette année à Claudine Bouchard (vice-présidente exécutive – TransÉnergie et équipement, Hydro-Québec).

« Je suis à la fois émue et honorée de recevoir aujourd’hui le Prix de l’hydroélectricité au féminin. Pour moi, cette récompense renforce ma volonté d’encourager les jeunes femmes à prendre la place qui leur revient dans l’écosystème de l’hydroélectricité et des énergies renouvelables », a déclaré Claudine Bouchard dans son discours de remerciement. « Au nom de tous les employés avec qui je travaille, qui se lèvent chaque matin pour faire de notre planète un lieu où il fait bon vivre, ainsi qu’au nom des hommes qui m’ont épaulée dans mon cheminement professionnel, un grand merci! »

La conférence s’est conclue avec Ryan MacDonald (rédacteur principal, Climat, environnement et ressources, The Globe and Mail), Nicolle Butcher (vice-présidente principale, Production renouvelable et commercialisation, OPG), Terry Miles (directeur, Planification intégrée des ressources, Manitoba Hydro) et David Murray (chef de l’innovation et vice-président exécutif, Hydro-Québec), qui ont fait part de leurs réflexions sur les principaux projets et avenues d’investissement abordés lors de la conférence, et qui joueront un rôle central dans la marche du Canada vers la carboneutralité.

« Il est intéressant de réfléchir au rôle historique de l’hydroélectricité en Ontario, où le mot “hydro” est synonyme d’électricité », a observé Mme Butcher. « C’est un héritage sur lequel nous sommes appelés à bâtir l’avenir. À OPG, nous avons trois grandes priorités. Premièrement, entretenir nos centrales actuelles, et les moderniser de manière à assurer leur pérennité pour les cent prochaines années. Deuxièmement, miser sur l’expansion de notre infrastructure hydroélectrique de manière à maximiser sa capacité de stockage, sans négliger la filière hydrogène comme complément à l’hydroélectricité. Et troisièmement, bâtir du neuf : soit en réaménageant certaines centrales vieillissantes, soit en construisant de toutes nouvelles centrales. Voilà l’essentiel de notre feuille de route pour les prochaines décennies, dans le cadre de nos efforts de lutte contre les changements climatiques. »

Hydroélectricité Canada remercie tous les présentateurs, participants et commanditaires pour leur contribution au succès de la conférence. Un merci tout spécial à BC Hydro, à Hydro-Québec et à VOITH pour leur appui à titre de partenaires principaux.

« On assiste à un fort regain d’intérêt dans le monde entier, de la part des gouvernements et de l’industrie, pour les centrales de pompage-turbinage. La contribution de telles centrales à la fiabilité et à la résilience des réseaux alimentés par des énergies propres est vraiment inestimable », souligne Stanley J. Kocon, président et chef de la direction de Voith Hydro North America. « Nous avons grandement apprécié ce partenariat avec Hydroélectricité Canada, grâce auquel nous avons fait mieux connaître le potentiel du pompage-turbinage dans l’avenir de l’électricité propre en Ontario, en Alberta et dans d’autres régions du Canada. »

En plus d’assister à toute une série de présentations virtuelles, les participants ont pu aussi utiliser la plateforme virtuelle pour prendre contact les uns avec les autres, télécharger des documents des commanditaires, et s’adonner à un jeu interactif en vue de remporter un prix.

Nous espérons vous revoir – en personne cette fois! – l’an prochain lors de la Semaine de l’hydroélectricité canadienne à Toronto, du 21 au 23 septembre 2022!

Photos

Anne-Raphaëlle Audouin, présidente d’Hydroélectricité Canada, a accueilli l’industrie hydroélectrique à la Semaine virtuelle de l’hydroélectricité canadienne 2021.
Dolf Gielen, directeur, Centre d’innovation et de technologie de l’IRENA, a contribué à affirmer le sentiment d’urgence actuel dans son discours d’ouverture de la conférence.
Claudine Bouchard, vice-présidente exécutive, TransÉnergie et équipement, Hydro-Québec, a livré un discours inspirant après avoir remporté le Prix de l’hydroélectricité au féminin.
Julia Balabanowicz (directrice, Relations gouvernementales, Innergex), le chef Duncan Malcolm Michano (Biigtigong Nishnaabeg) et Peter Kirby (chef de la direction, Tlingit Homeland Energy Ltd.) ont discuté des installations de production hydroélectrique et de transport d’énergie des Premières Nations, et des retombées de ces projets sur ces communautés en termes d’emplois et de revenus.

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À propos d’Hydroélectricité Canada (HC)

Fondée en 1998, Hydroélectricité Canada (HC) est l’association industrielle nationale sans but lucratif dont la mission est de représenter l’industrie hydroélectrique. Ses nombreux membres proviennent de tous les secteurs de cette industrie : producteurs d’électricité, fabricants, promoteurs, firmes d’ingénierie, sociétés de conseil, etc. Ensemble, les membres d’Hydroélectricité Canada représentent plus de 95 % de la puissance hydroélectrique installée au Canada. Ils prônent la mise en valeur et l’utilisation responsables de l’hydroélectricité afin de répondre de façon viable aux besoins énergétiques présents et futurs du Canada.

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